Exercice d’évacuation au sémaphore du Cap Ferret : un défi

Un exercice d’évacuation par les airs a récemment été mené au sémaphore du Cap Ferret pour tester la réactivité des services de secours en cas d’incendie.

Ce site, stratégique pour la surveillance maritime, abrite les guetteurs de la Marine nationale qui, jour et nuit, veillent sur l’activité maritime dans la région. Equipé de technologies avancées telles que des radars puissants et des systèmes de géolocalisation, le sémaphore constitue un pilier de la défense maritime. Cependant, son accès est complexe, surtout en cas d’incendie, en raison de sa structure exiguë et de ses mezzanines en hauteur.

Pour faire face à ces défis, la Marine nationale organise tous les deux ans un exercice d’évacuation avec l’assistance des pompiers et de la base hélicoptère de la Sécurité civile. Récemment, cet exercice a été lancé pour évaluer les difficultés potentielles rencontrées par les secours dans ce cadre. Le matin, différents scénarios ont été mis en place, incluant des fumigènes pour simuler des conditions d’urgence et la préparation des guetteurs pour leur évacuation par hélicoptère.

Une fois les fumigènes activés et avec une visibilité réduite, il est vite devenu clair que l’évacuation par les escaliers était exclue. Frank Zalateu, chef du centre de secours d’Arès Lège, a souligné la complexité du bâtiment qui rend une évacuation normale difficile, voire impossible, dans de telles conditions. L’équipe de secours a donc dû recourir à l’évacuation par voie aérienne, démontrant ainsi un travail coordonné entre les pompiers et les pilotes de Dragon 33.

L’hélicoptère a alors effectué des rotations pour hélitreuiller les membres de la Sécurité civile et procéder aux évacuations. Les manœuvres étaient délicates, surtout à proximité de la passerelle du sémaphore où le pilote manquait de références visuelles. Philippe Milhès, responsable de la base hélicoptère, a comparé cette opération à des sauvetages en mer, affirmant que bien que compliqué, ce type d’évacuation est plus gérable que lors d’une intervention sur un voilier en mer lors de houle. Après plus d’une heure de manœuvres, tous les guetteurs avaient été évacués en toute sécurité, y compris un homme sur civière, concluant ainsi l’exercice avec succès.

Cet exercice rappelle que, bien que le sémaphore soit une structure essentielle pour la sécurité maritime, le risque d’incendie reste une hypothèse à prendre très au sérieux, étant donné la complexité d’une intervention dans ce type de bâtiment.

Source : Sudouest.fr

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