Lège-Cap-Ferret : 70 nouveaux logements sociaux d’ici 2028
À Lège-Cap-Ferret, des logements sociaux seront construits pour répondre aux besoins des résidents, selon le maire et les bailleurs sociaux.
Lors d’une réunion publique qui a rassemblé environ 200 personnes le 25 mars, Philippe de Gonneville, le maire, a annoncé que six programmes de logements sociaux seraient développés entre 2026 et 2028 à Lège bourg. Cette initiative vise à répondre aux demandes croissantes de logements dans la région, où 200 demandes sont actuellement en attente. Le taux de logements sociaux dans la commune atteint 7,3 %, un chiffre dans la moyenne du territoire de la Communauté d’agglomération (Coban).
Le maire a souligné l’importance de loger les jeunes et les travailleurs locaux pour maintenir les écoles et les activités sur la presqu’île. Il a précisé que ces projets étaient conçus en respectant le cadre de vie et la mixité sociale. Pour la mise en œuvre, il a collaboré avec Francis Stéphan de Domofrance et Jean-Luc Gorce d’Aquitanis, des bailleurs sociaux impliqués dans la construction de ces logements, qui représenteront entre 50 et 70 unités.
Cinq millions d’euros ont été investis par la commune pour l’acquisition de terrains nécessaires à ces projets. Le premier ensemble, situé avenue de la Mairie, offrira douze logements, alors que les autres seront disponibles d’ici 2028. Les loyers des T3 varieront entre 350 et 480 euros, selon les revenus des locataires, tandis qu’une maison de 89 m² sera proposée à 294 000 euros en bail réel solidaire.
Philippe de Gonneville a noté que « 80 % des habitants de Lège-Cap-Ferret » pourraient être éligibles à ces logements, avec une commission d’attribution en place pour gérer les candidatures. L’État a la possibilité de proposer des candidats pour 30 % des logements, mais le maire a exprimé sa confiance quant à la capacité de la commune à répondre aux demandes locales, prévenant que les préoccupations concernant le public défavorisé des grandes villes sont infondées.
Le maire a également discuté du coût de cette politique de logement, en réponse à des critiques sur la vente de terrains à Domofrance à un prix inférieur à celui d’achat par la commune. Il a justifié cette décision par la nécessité de mettre en place des logements sociaux. De plus, il a évoqué les défis administratifs qui ralentissent les projets de construction, en notant que l’obtention des permis prend désormais jusqu’à cinq ans.
Philippe de Gonneville a ajouté que la commune propose également du logement intergénérationnel et a créé une aire pour saisonniers, capable d’accueillir jusqu’à 120 personnes. Enfin, il a souligné l’importance de réguler les locations saisonnières pour s’assurer qu’elles ne nuisent pas à l’accès au logement à l’année pour les résidents permanents.
Source : Sudouest.fr
