Fraude aux corps-morts : le prestataire du Cap Ferret se défend
Le prestataire de gestion des corps-morts au Cap-Ferret s’exprime face à des accusations de fraude, tout en reconnaissant des lacunes dans ses services.
Franc Joncheray, à la tête de l’entreprise FJ Marine, est au cœur d’une controverse menée par la municipalité de Lège-Cap-Ferret. Celle-ci l’accuse d’avoir laissé une centaine de lests en béton immergés au lieu de les enlever après la saison, entraînant ainsi la résiliation du marché public qui le liait à la commune. Ce manquement pourrait causer des retards significatifs dans le service, impactant plus de 500 plaisanciers.
Dans une déclaration à « Sud Ouest », Joncheray a reconnu des « prestations non conformes » mais a fermement rejeté l’accusation de fraude. Il a expliqué que des conditions exceptionnelles avaient conduit à cette décision de laisser les lests en place, notamment des pluies abondantes et un niveau d’eau élevé qui ont rendu leur retrait difficile. « J’aurais dû communiquer ces problèmes au pôle maritime », a-t-il admis, tout en soulignant qu’il n’avait jamais pensé être accusé de fraude.
L’entrepreneur a également questionné l’intérêt écologique de retirer et de remettre ces blocs chaque année, suggérant que cela perturbait inutilement le fond maritime. Il a fait référence à ses prédécesseurs qui, selon lui, avaient semblablement adapté leurs pratiques sans avoir été inquiétés. « Il n’y a eu aucune fraude de notre part, nous cherchons simplement à nous adapter aux réalités du terrain », a-t-il proclamé.
Actuellement, FJ Marine est en phase de transition et doit dégager ses équipements pour permettre l’arrivée d’un nouveau prestataire. Joncheray a souligné que la résiliation de son marché a créé un délai qui complique la situation, avec la nécessité de répondre à un nouvel appel d’offres dans des délais serrés.
De son côté, le maire de Lège-Cap-Ferret, Philippe de Gonneville, a exprimé son mécontentement face à ce service non rendu et a indiqué que des discussions seraient engagées pour obtenir une indemnisation pour le préjudice subi par la commune. En parallèle, il évoque le fait que la découverte de ce manquement a été le résultat d’une dénonciation, ayant révélé un système où des bouées plus visibles avaient été remplacées par des modèles moins discernables.
L’opposition politique au sein de la commune a également réagi, dénonçant une « situation hallucinante » et relevant des Lacunes dans la gestion des crises. Parallèlement, des citoyens engagés dans des questions locales ont attiré l’attention du maire sur le non-respect des délais par certains prestataires, bien que cela ne semble pas être lié à l’affaire en cours.
La question de la gestion des corps-morts reste donc un sujet sensible, illustrant des enjeux plus larges sur la responsabilité et la transparence dans les services municipaux, tout en mettant en lumière la nécessité d’améliorer les communications entre prestataires et autorités.
Source : Sudouest.fr
