Lège-Cap-Ferret : enjeux de submersion marine au conseil municipal

Le conseil municipal de Lège-Cap-Ferret a abordé de manière intense les enjeux liés au dérèglement climatique lors de sa séance du 10 avril.

Durant cette réunion, le premier adjoint, Thierry Sanz, a fait remarquer que le vote concernant l’approbation du compte financier unique et du budget prévisionnel s’est effectué rapidement, illustrant l’absence de contestation de l’opposition habituelle. Anny Bey, membre de l’opposition, a souligné les efforts notables de la majorité et a choisi de s’abstenir plutôt que de voter contre. Toutefois, tous ont convenu que les subventions publiques se font de plus en plus rares. Une nouvelle a également été annoncée : Lège-Cap-Ferret fait partie des 2 000 communes qui contribueront au dispositif de lissage conjoncturel des recettes fiscales, engageant la commune à verser 270 000 euros à l’État.

Fabrice Pastor a souligné l’importance de se préparer aux coûts croissants liés au réchauffement climatique, tandis que les élus ont longuement discuté des conséquences potentielles pour la presqu’île, notamment la menace de submersion marine et d’érosion. Le maire, Philippe de Gonneville, a insisté sur la nécessité de renforcer la désimperméabilisation des sols pour faire face aux défis climatiques, en adoptant une politique visant à réduire les surfaces goudronnées.

Les débats ont également été l’occasion de réfléchir à l’avenir de la presqu’île, avec Luc Arsonneaud, responsable des risques majeurs, posant la question de la prise de conscience des habitants face à ces enjeux. Avec la nécessité de rénover les perrés et d’élever les cabanes ostréicoles, le maire a prévenu que les choix seraient difficiles à faire, surtout en raison des réglementations complexes. En effet, bien qu’une planification pluriannuelle destinée à restaurer les infrastructures soit en vue, les contraintes juridiques compliquent le projet.

Philippe de Gonneville a aussi évoqué l’impossibilité pour certains riverains de financer des travaux, notamment ceux relatifs aux perrés, si ces derniers ne se trouvent pas en première ligne d’exposition. De plus, il a exprimé son exaspération face aux restrictions des architectes des Bâtiments de France concernant la rénovation des cabanes dans les villages, qualifiant la situation d’absurde.

Enfin, la construction d’une nouvelle gendarmerie a également été abordée. Le conseil a confirmé la fermeture du programme de construction, le maire précisant qu’il n’allait pas porter le projet, notamment en raison d’une demande de financement inacceptable du ministère de l’Intérieur. Les coûts envisagés, entre 1 et 1,5 million d’euros, ont été jugés trop élevés par la commune.

Source : Sudouest.fr

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