Antoinette Delylle publie ‘Mademoiselle de’ : un roman révélateur
Antoinette Delylle, journaliste et experte du monde hippique, dévoile son premier roman, « Mademoiselle de », un voyage introspectif autour de ses origines.
Résidant à Claouey, sur la presqu’île du Cap Ferret, Antoinette Delylle, également connue sous le titre plus long de Marie-Antoinette de Lylle, apporte une réflexion profonde sur ses racines bourgeoises. Ayant toujours voulu simplifier son nom imposant, elle s’est détachée des références familiales traditionnelles. Ses souvenirs d’enfance lui rappellent des allusions douloureuses et des interactions familiales marquées par une éducation rigide, où l’autorité parentale l’emportait souvent sur la tendresse.
Le tournant de sa vie intervient en 2020, lorsque Delylle entreprend un long voyage à travers la France pour dire adieu à son père en fin de vie, un moment qu’elle vit « sans tristesse ni colère ». Cette expérience devient le point de départ d’un roman qui explore non seulement sa propre existence, mais également les bouleversements des décennies 1960 à 1980. Dans l’écriture de son premier roman, elle se libère de son passé, cherchant à transmettre une vérité brute à travers ses mots. « J’ai voulu être précise et honnête, écrire avec mes tripes », révèle-t-elle.
Le processus d’écriture a été long et laborieux pour Delylle, nécessitant quatre années de travail. Elle a ensuite dû réduire le manuscrit initial de moitié pour rendre le récit plus dynamique. « J’ai voulu témoigner d’une époque, d’un patriarcat d’un autre temps », explique-t-elle en évoquant la structure rigide de sa jeunesse, imprégnée d’un cadre presque féodal, où le personnel de maison jouait un rôle central. Malgré cette atmosphère rigoriste, l’adolescente effacée a su s’affirmer en prenant son envol, même si cela impliquait une fugue.
Le livre évoque aussi son rapport distant avec un père dont les préoccupations semblent bien éloignées d’une relation affectueuse. « J’ai toujours eu des problèmes avec mon père, j’ai essayé de communiquer sans succès », admet-elle. Si ce roman peut être vu comme une démarche thérapeutique, il ne manque pas d’humour et capte rapidement l’attention du lecteur grâce à des anecdotes savoureuses et un rythme soutenu. “Mademoiselle de” d’Antoinette Delylle est d’ores et déjà disponible à la vente sur Internet et au Super U de Claouey.
Source : Sudouest.fr
